Escherichia coli : épidémiologie, risques et prévention

Epidémiologie d'Escherichia coli (E.Coli)

Qu’est-ce que Escherichia Coli ?

Les Escherichia coli sont des bactéries gram-négatives très répandues, en forme de bâtonnets.

Les souches non pathogènes d’E. coli font partie de la flore intestinale normale de l’homme. D’autres souches peuvent provoquer de graves maladies intestinales. Il s’agit de :

  • E. coli entérohémorragique,
  • E. coli entéropathogène,
  • E. coli entérotoxinogène
  • E. coli entéroinvasif,
  • E. coli entéroagrégatif 
  • E. coli adhérent diffus.

Les humains ou les animaux infectés excrètent les agents pathogènes dans leurs selles ou leurs fèces. La bactérie est transmise par l’ingestion de traces infimes de matières fécales par contact direct ou indirect avec des personnes, des animaux ou des objets contaminés, ainsi que par l’ingestion d’aliments contaminés, crus ou insuffisamment chauffés ou d’eau contaminée. Les bactéries peuvent également pénétrer dans le tube digestif humain lors d’une baignade dans de l’eau (non chlorée) contaminée par des matières fécales.

Ces dernières années, la résistance aux antibiotiques chez E. coli a considérablement augmenté, dans le secteur ambulatoire comme dans les hôpitaux.

La propagation d’E. coli résistant aux antibiotiques se produit dans une large mesure en dehors des foyers et des institutions qui soignent les patients, qu’ils soient hospitalisés ou non.

Les facteurs de risque

Les facteurs de risque sont les suivants :

  • Antibiothérapie antérieure
  • immunosuppression après une transplantation d’organe,
  • long séjour à l’hôpital,
  • corps étrangers (cathéters…),
  • Consommation d’aliments contaminés lors d’un voyage à l’étranger dans des zones à forte endémicité (Inde…),
  • Consommation de repas en dehors du ménage.

Facteurs de risque ayant une incidence accrue :

  • Surpopulation dans les services généraux,
  • séjour à long terme dans les unités de soins intensifs.

La transmission de l’E. coli se fait principalement par contact avec des aliments ou des porteurs d’E. coli lorsque les mesures d’hygiène de base ne sont pas respectées.

Les mesures préventives

L’isolement

Les mesures d’isolement des patients porteurs de bâtonnets gram-négatifs multirésistants sont généralement appropriées en fonction des zones à risque des patients hospitalisés et sont réalisées sous forme d’isolement individuel ou de cohorte.

Le bénéfice de l’hébergement en chambre individuelle ne peut généralement pas être prouvé pour les E. coli en situation endémique. Dans les situations d’épidémie, l’hébergement en chambre individuelle, combiné à d’autres mesures, s’est avéré efficace :

  • Isoler les patients colonisés ou infectés par des E. coli dans les zones à risque,
  • isoler les patients colonisés ou infectés par des E. coli dans toutes les zones de l’hôpital.

Les zones à risque doivent être définies après une évaluation individuelle des risques, par exemple sur la base des patients et des conditions structurelles, les unités de soins intensifs, y compris les services de néonatologie et d’hématologie-oncologie, étant considérées comme des zones où les patients sont particulièrement exposés.

La question est ouverte de savoir si, dans une situation endémique, les patients isolés en raison d’une colonisation suspectée, d’une colonisation avérée ou d’une infection par E. coli 4MRGN doivent être pris en charge par un personnel spécialement affecté.

Le dépistage

Tous les patients présentant un risque de colonisation ou d’infection par E. coli doivent être dépistés et isolés jusqu’à ce que les résultats soient disponibles.

Les patients ayant eu un contact récent avec le système de soins de santé dans des pays où la maladie est endémique et les patients qui ont été en contact avec des patients positifs à l’E. coli, c’est-à-dire qui ont été soignés dans la même chambre, sont considérés comme étant à risque. En outre, les patients ayant effectué un séjour hospitalier au cours des 12 derniers mois dans une région où la prévalence est élevée.

Les directives de dépistage doivent être définies sur la base de la structure des patients et régulièrement mises à jour sur la base des informations actuelles.
Des écouvillons rectaux et, si nécessaire, de l’urine supplémentaire et des plaies chroniques doivent être sélectionnés comme échantillons de dépistage.

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